[Etude] Google Ads : la stratégie Maximiser les conversions en 2019

Les stratégies d’enchères c’est une matière vivante. Les algos derrière ces stratégies changent régulièrement, pour le meilleur ou pour le pire.

Lors de la sortie de maximiser les conversions fin 2017, j’avais réussi à doubler les résultats, à budget constant.

Est-ce toujours le cas aujourd’hui ? Utiliser maximiser les conversions vous fait-il toujours gagner de l’argent en 2019 ?

Pas si sûr 🤔…

Sommaire

Rattacher cette étude aux autres études

Qu’est ce que le smart bidding ?

D’après Google, le smart bidding, ou stratégies d’enchères intelligentes constituent un sous-ensemble de stratégies d’enchères automatiques.

Grâce au machine learning (intelligence artificielle), elles optimisent les enchères à chaque mise en concurrence pour obtenir le plus grand nombre de conversions ou les conversions les plus intéressantes.

Pourquoi des enchères automatiques ?

Parce que la gestion des enchères manuellement prend pas mal de temps.

Mais aussi parce que désormais il y a une multitude de paramètres sur lesquels on peut ajuster les enchères (appareil, zone géo, audiences, sexe, âge…)

Et puis il y a encore tout un tas de paramètres (70 millions de variables) sur lesquels on ne peut pas influer MAIS que Google prend en considération lorsqu’il s’occupe de la gestion des enchères.

Il en a d’ailleurs rajouté il y a quelques jours.

Avec autant de paramètres, difficile pour un humain de tout gérer de manière optimale.

Et puis se rajoute ensuite la dimension temps réel.

Tous les paramètres ci-dessus sont évalués en temps réel, pour chaque mise aux enchères.

Difficile d’être compétitif (à moins d’être docteur Strange 😂)

Il existe 7 stratégies d’enchères automatisées mais seules 4 sont smart bidding :

D’autres sont déjà en beta mais je n’ai pas le droit de vous en parler pour le moment. 😇

Elles sont smart bidding parce qu’elle optimisent pour les conversions.

Pour rappel, une conversion est une action réalisée sur votre site, mesurée, remontée dans Google Ads.

Exemples de conversions :

Tip : vous pouvez voir comment paramétrer la plupart des conversions ci-dessus et plus encore dans mes guides GTM WordPress et GTM Prestashop.

Q4 2017 => été 2018, l’âge d’or de maximiser les conversions

Mon expérience : avant 2017, les stratégies d’enchères automatiques, c’était pas fou :

  • Il fallait vraiment beaucoup de conversions pour espérer que ça fonctionne
  • Et même si vous les aviez, les résultats étaient assez aléatoires.

Et puis, en juillet 2016, Google renomme ses stratégies d’enchères Smart bidding et annonce l’utilisation accrue du machine learning pour les faire fonctionner en temps réel.

Quelques mois plus tard, après les avoir laissé un peu entraîner la bête, je décide de redonner une chance aux stratégies d’enchères automatiques.

Et je rencontre mes premiers gros succès avec (notamment) maximiser les conversions, qui à l’époque venait tout juste de sortir.

La stratégie maximiser les conversions, mi-2017

Concrètement, la stratégie Maximiser les conversions vous promet d’obtenir le plus de conversions possible pour votre budget.

Elle fera tout pour dépenser tout votre budget ET générer le plus de conversions possible.

Bémol : la seule variable d’ajustement c’est le budget. Vous ne pouvez pas limiter le coût par conversion ou le coût par clic.

Notez que ce n’est pas un problème tant que le volume de conversions augmente à budget constant.

A l’époque j’étais Head of marketing chez FirstPoint et fraichement Google Premier Partner.

Je l’ai utilisé avec succès pour mes clients de l’époque et les résultats obtenus étaient fous.

(ce qui nous ont valu entre autres une citation sur le blog Google américain).

J’en fais alors une étude qui montre que globalement, à budget égal, on obtient 2X plus de résultats avec Maximiser les conversions qu’avec le « simple » CPC optimisé. 😳

L’étude originale est consultable ici.

Vous pouvez aussi la consulter en format slideshare :

Maximiser les conversions en 2019

Les choses ont (malheureusement) bien changé.

C’est toujours celle où l’on a le moins de contrôle (ça, ça n’a pas changé).

Et quand les choses ne vont pas, ça devient très vite problématique.

En effet, depuis août 2018, je la trouve contre productive au moins la moitié du temps.

Quelques Exemple :

Passage en maximiser les conversions en mai 2018.

Tout va bien jusqu’en août où subitement, les CPCs s’envolent sans raison (je me dis que c’est sûrement la saisonnalité).

Ils continuent de monter plus que de raison en septembre, je décide donc de repasser en manuel, les CPCs reviennent à un niveau normal.

On pourrait logiquement se dire que repasser en manuel avec des CPCs bien plus bas va faire chuter les conversions.

Mais non, le coût par prospect revient à la normale et les conversions n’ont pas baissé.

(le trou vers la fin c’est décembre, mais ça repart fort en janvier)

Morale : on a payé plus cher, pour rien.

Et ce n’est pas un cas isolé (malheureusement).

Autre industrie, même combat :

Maximiser les conversions activé fin juillet 2018, les CPCs montent, les clics aussi (jusqu’à dépenser tout le budget 😁).

Ensuite les CPCs continuent de monter, le nombre de clics diminuent.

(on sera passé de 5.- CHF le clic à 15.- CHF entre juillet et novembre)

Pendant ce temps, bien que les conversions aient augmenté dans un premier temps, elle diminuent ensuite alors que le coût par conversion ne cesse de monter.

Fin novembre je repasse aux enchères manuelles et tout redevient plus raisonnable 😕.

Dernier exemple, encore plus intéressant à mon sens puisque la période d’analyse est longue (août 2017 à décembre 2018).

Passage de cpc manuel à maximiser les conversions en août 2017.

Le CPC monte, le volume de clics et de conversions aussi, tout va bien.

Cela dure un an, jusqu’à août 2018 (encore lui).

La,

  • les CPCs montent en continu jusqu’en décembre,
  • le coût par conversion également,
  • et les conversions baissent.

En décembre je repasse en CPC optimisé.

Les conversions remontent et le coût par conversion commence à redescendre…

3 cas assez représentatifs de ce que je reproche désormais à maximiser les conversions.

(tous Search, je n’utilise pas maximiser les conversions en Display => sur ce terrain là, ROAS est mon champion).

3 comptes différents, 3 industries différentes, 3 comportements similaires, qui commencent tous vers août 2018.

Et je pourrais en mettre encore au moins 5 qui sont similaires.

Est-ce que cela se produit à chaque fois ? non.

Mais à peu près une fois sur 2, peut être même davantage.

(avant août 2018 ça marchait 8 fois sur 10)

D’expérience :

  • plus l’industrie est compétitive, plus grand est le risque
  • plus le budget de la campagne est important plus grand est le risque.
Etude #GoogleAds : la stratégie Maximiser les conversions marche beaucoup moins bien en 2019. Attention aux industries compétitives et/ou aux gros budgets via @bruno_guyot #adwords #GoogleAdwords Cliquez pour tweeter

Est-ce que cela signifie que je n’utilise plus jamais maximiser les conversions ? non.

Il faut tester, tester, tester.

Il est encore possible d’obtenir des victoires.

Allé, un exemple :

Passage de cpc optimisé à maximiser les conversions mi-février 2019.

Les CPCs font un bond (classique).

Mais les conversions progressent, alors je laisse une chance.

Et puis 15 jours plus tard (début mars), l’algo a apprit, les CPCs baissent et les conversions explosent.

(ce qui mathématiquement fait chuter le coût par conversion).

Depuis c’est stable et performant.

Pourquoi tant de changements ?

Il y a d’après moi 3 théories.

Mais si en en avez une autre, n’hésitez pas à partager dans les commentaires 🙂.

Théorie n°1 : l’algorithme a été modifié

A mon avis la théorie la plus plausible.

Pour qu’autant de campagnes utilisant maximiser les conversions déraillent en même temps, je vois pas de coïncidence.

Les algos ont été mis à jour.

Eléments qui tendent à renforcer cette théorie :

  • un de mes contacts chez Google m’a dit en septembre de re-tester les différentes stratégies d’enchères parce qu’elles ont été amélioré.
  • De nombreuses campagnes smart bidding qui commencent à optimiser davantage pour les micro-conversions que pour les macro-conversions, quasiment en même temps à travers plusieurs comptes (on y reviendra).

Théorie n°2 : la saisonnalité

Plausible, mais moins que la précédente.

D’une part, on sait que la dernière partie de l’année est toujours la plus concurrentielle.

D’autre part, j’avais appelé mes contacts chez Google en novembre pour leur montrer comment le smart bidding tuait de nombreuses campagnes, dans de nombreux comptes.

On m’avait alors répondu qu’en fin d’année, la concurrence était féroce et que de nombreux annonceurs activaient des campagnes à ce seul moment de l’année.

Que ce n’était donc pas lié au smart bidding, mais au marché.

Je peux être d’accord avec ça.

Mais (selon moi) la guerre de fin d’année démarre vraiment en octobre. Pas en août.

(oui je sais ça dépend des industries et ça commence plus tôt chaque année)

Mais constater le même « motif » sur autant de comptes différents, dans des industries différentes, je doute sincèrement.

Théorie n°3 : le taux d’adoption du smart bidding a atteint un point critique

Lorsque j’en parle avec des confrères, nombreux sont ceux qui sont passés au smart bidding.

Lorsque j’audite des comptes, je vois aussi de plus en plus de smart bidding.

Je pense donc sincèrement que le taux d’adoption est vraiment monté depuis Q3/Q4 2018.

Si je devais me risquer sur un chiffre, je dirais qu’au moins 60% des annonceurs utilisent le smart bidding en 2019.

Et puisqu’en smart bidding il n’a pas de limite au niveau des CPCs, Google peut plus ou moins faire ce qu’il veut lorsqu’il enchérit contre lui-même.

Le système pourrait donc augmenter les CPCs et réduire le nombre de clics donné à chaque annonceur, histoire de pouvoir servir plus d’annonceurs au final.

(Les emplacements et les impressions publicitaires ne sont pas illimitées).

Ca permettrait à Google d’augmenter considérablement sa rentabilité.

Certes, ça fait un peu théorie du complot, mais pourquoi pas.

Notez que ce pourrait aussi être un effet pervers non souhaité, et ils ne s’en sont pas encore rendu compte.

(je sens que cette théorie va alimenter les débats dans les commentaires 🤣)

Supprimez les micro-conversions le plus vite possible

Une autre leçon que j’ai apprise et que je souhaite partager.

D’autant que depuis des années, j’ai largement prôné d’utiliser le plus de micro-conversions possible pour profiter du smart bidding.

Pour rappel, les micro-conversions sont des actions clés réalisées par vos visiteurs avant de réaliser une macro-conversion.

Par exemple, ajouter un produit au panier (micro-conversion) avant de finaliser une commande (macro-conversion).

Ou encore télécharger une brochure (micro-conversion) avant de s’inscrire et/ou de remplir un formulaire de contact (macro-conversion).

Il s’agissait de détecter les micro-conversions les plus corrélées avec les macro-conversions (grâce à Google Analytics).

Exemple évident, l’ajout au panier en e-commerce.

On voit ci-dessous que 30% des personnes qui ont ajouté au panier ont commandé (contre 3,83% en moyenne sur tous les visiteurs).

(C’est très corrélé 😄).

Il faut ensuite ajouter ces micro-conversions dans votre compte Google Ads.

Ce qui permet d’avoir le nombre de conversions nécessaires pour que les algorithmes de smart bidding puissent fonctionner correctement.

Vous vous souvenez qu’il faut un minimum de conversion n’est-ce pas ?

C’est pour ça qu’on faisait tout ça 🙂.

Oui mais (et cela renforce encore plus ma conviction de la mise à jour algorithmique en août 2018), Google a nettement abaissé le nombre de conversions nécessaires.

Fin 2018, ils annonçaient :

  • plus aucun minimum de conversions pour CPC optimisé (15 par mois avant)
  • plus aucun minimum de conversions pour maximiser les conversions (15 par mois avant).
  • plus aucun minimum de conversions pour Target CPA (30 par mois avant)
  • 15 conversions sur 30 jours pour Target ROAS (100 par mois avant)

Tout ça pour dire quoi ?

Et bien, j’ai découvert un comportement redondant dans de nombreuses campagnes smart bidding (pas seulement maximiser les conversions).

A partir d’août / septembre 2018, les micro-conversions (qui marchaient très bien jusqu’alors) sont devenues un problème.

(Notamment les objectifs intelligents et les conversions liées à l’engagement, que j’appelle visiteurs de haute qualité).

Là ou avant, elles aidaient à avoir plus de macro-conversions, à partir d’août-septembre 2018, plein de campagnes ont déraillé.

C’est-à-dire que d’un coup, elles se sont mise à vraiment optimiser pour les micro-conversions (par définition plus nombreuses) au détriment des macro-conversions.

Comme si l’algo avait été mis à jour et était devenu plus précis (en même temps c’est l’évolution logique 😁)

C’est ainsi que par exemple, les campagnes amenaient toujours plus de personnes qui faisaient des paniers d’achat, mais n’achetaient pas.

Ou des visiteurs très engagés (qui regardent de nombreuses pages et passent du temps sur le site) mais qui ne contactaient pas.

Exemple :

Vous voyez comment le taux de conversion des commandes (macro-conversion) augmente après la suppression des micro-conversions ?

(Je précise que le produit vendu n’est pas un produit qui se vend mieux à Noël)

Arf, la fin d’année 2018 a été difficile 😅.

Il a fallu comprendre, analyser et enlever les micro-conversions de plein, plein de comptes.

Et souvent, repasser en enchères manuelles pour faire une transition.

(les algos n’aiment pas les changement brutaux, or enlever 80% des conversions c’est plutôt brutal 😄)

Etude #GoogleAds : utilisez des micro-conversions pour créer de la traction avec le #smartBidding. Mais enlevez-les rapidement ensuite, les algos ont évolués via @bruno_guyot #Adwords #GoogleAdwords #MachineLearning Cliquez pour tweeter

Conclusion

Aujourd’hui, j’utilise encore quelque fois les micro-conversions dans Google Ads.

Uniquement au début :

  • si le compte n’a pas beaucoup de clics pour démarrer (souvent parce que les CPCs sont élevés et/ou le budget est limité)
  • si la macro-conversion est vraiment très engageante et/ou chère (et qu’il y en a vraiment peu).

Je les enlève rapidement dès que j’ai de la traction.

Et je continue de les monitorer dans Google Analytics.

Mais cette fois plus à des fins d’amélioration du site web.

Je ferais prochainement un article et/ou une vidéo sur comment enrichir votre analytics pour vraiment pouvoir comprendre comment les visiteurs interagissent avec votre site.

(Au passage, abonnez-vous à ma chaine pour ne rien manquer 😉)

Couplé à Google Optimize, vous pouvez vraiment faire progresser votre site sans que ce soit compliqué.

(comme je le démontre ici avec 2 cas concrets)

A mon sens (et les données le prouvent), optimiser les campagnes amène 40% des gains potentiels.

Le gros du gain (60% restants) c’est la page de destination.

Etude #GoogleAds : optimiser les campagnes c'est 40% des gains. Optimiser la landing page c'est 60%. Utilisez #Analytics et Optimize pour vraiment booster vos résultats marketing via @bruno_guyot #Adwords #CRO #GoogleAdwords Cliquez pour tweeter

Stratégie d’enchère automatique ne veut pas dire  plus rien à faire

Effectivement, il faut vraiment garder l’oeil dessus.

Stratégie d’enchères automatique ne veut pas dire qu’on active et qu’on a plus à s’occuper des enchères, qu’on peut faire confiance (aveuglément).

Cela a toujours été, ce n’est pas nouveau.

Malgré tout c’est quand même un peu la proposition de valeur de ces stratégies (gagnez du temps sur le bidding et ajoutez de la valeur ailleurs).

C’est aussi ce que Google nous vend.

Et j’avoue que c’est un peu ce que le taux de réussite de fin 2017 – début 2018 laissait à penser : on peut faire confiance et ne plus trop s’en occuper (je vote coupable).

Mais au final, comme tout, il faut tester et monitorer.

A court terme (les 30 jours qui suivent sont primordiaux, même s’il faut laisser le temps à l’algorithme d’apprendre).

Comme à long terme (l’algorithme est susceptible d’être modifié n’importe quand. Et Google ne communique pas la dessus).

Etude #GoogleAds : le #SmartBidding donne l'illusion de ne plus avoir à s'occuper des enchères. C'est faux. Monitorez étroitement. Les algos changent pour le meilleur ou pour le pire via @bruno_guyot #Adwords #GoogleAdwords Cliquez pour tweeter

Votre tour maintenant

Que pensez-vous de tout ça ?

Avez-vous constaté la même chose dans vos comptes ?

Est-ce qu’août 2018 a marqué un tournant niveau performance sur vos campagnes smart bidding ?

Avez-vous remarqué également que la suppression des micro-conversions améliorait la performance de vos campagnes Smart bidding ?

Auteur : Bruno Guyot

Expert en marketing digital & Générateur de business par des campagnes data-driven. J'aide les agences et les entreprises à accroitre leur business par la mise en place de mécanismes de tracking évolués. La récolte des données va nourrir une stratégie digitale et des campagnes à haute performance. Parmi les leviers technologiques utilisés : Analytics, Tag Management, Adwords, Facebook, LinkedIn, Twitter.

20 réflexions sur « [Etude] Google Ads : la stratégie Maximiser les conversions en 2019 »

  1. Super article Bruno !
    Effectivement smart bidding ne veut pas dire ne plus s’occuper des enchères, il faut effectivement continuer d’être critique sur l’évolution des KPIs pour être capables de détecter ces (d)évolutions.
    J’avoue utiliser maximiser les conversions sur beaucoup de mes comptes, mais aussi les micros conversions pour les raisons que tu évoques. Je vais revoir ma position à ce sujet 🙂

    1. Merci Cédric pour prendre quelques minutes et partager ici. Il serait intéressant de voir si la suppression de microconversions a un effet positif sur tes campagnes comme ça l’a eu chez moi. Concernant maximiser les conversions, quand elle marche y a pas de problème, ça arrive encore et elle peut très bien performer. Il faut juste bien faire attention au CPA.

      Si tu flag quelques vilains petits canards mon conseil serait de passer en CPA cible qui d’après moi est la meilleur en Search en 2019. Ou de retester un peu de manuel / cpc optimisé. A voir selon le temps que tu as à consacrer au compte.

      J’écrirais la-dessus très prochainement 🙂

      1. Le CPA cible j’ai déjà eu cette idée, mais quel CPA cible utiliser, le client n’a pas toujours la réponse sur un CPA cible cohérent avec le marché et la concurrence sur Google Ads. De plus, il suffit d’un changement radical dans son funnel pour que le CPA soit totalement différent (exemple passer d’un formulaire one page à un formulaire en 3 étapes). Quand j’interroge Google à ce sujet, il s’agit bien entendu de données sensibles et non partageables.

        Hâte de lire tes prochains articles 😉

        1. C’est clair que le client fait régulièrement des changements radicaux sur le tunnel de vente, les algo n’aiments pas trop ça. En tout cas il leur faudra une nouvelle période d’apprentissage et (malheureusement) c’est un peu la loterie. La plupart du temps ça repart et tout va bien mais il arrive aussi que ça ne reparte pas et que ça dérègle complètement la campagne 😕.

          Après, un bon point de départ peut être de regarder le CPA moyen sur les 90 derniers jours et de tester ça comme CPA cible. Tu peux ensuite tester un peu l’élasticité de l’algo en baissant un peu ton CPA pour voir comment tu peux l’optimiser sans perdre trop de volume.

  2. Bel article ! (comme d’habitude)
    Ce que j’ai remarqué également c’est le maximiser les conversions mettaient des enchères « folles » sur les requêtes « marques ».
    Ex. mon site s’appelle « Tartenpion », Google, met un CPC à 20 € sur la requête « produit tartenpion ».
    C’est assez inutile car avec un CPC assez faible, on apparaît tout aussi bien et on convertit tout autant.

    1. Salut Grégory, merci !

      C’est vrai que ça j’ai jamais vraiment compris non plus. On ne connait pas tous les paramètres et on ne veut pas être médisant mais ça ressemble à du gavage gratuit 😅.

      Après, j’avoue ne plus rencontrer trop souvent ce problème. Effectivement, j’isole systématiquement tout ce qui est marque pour un faire une campagne à part.

      Et celle la je la gère au CPC manuel la plupart du temps. Mon objectif étant une part d’impression maximum. En effet, je ne veux pas laisser la main à Google la-dessus. Je veux apparaitre 100% du temps, au meilleur prix.

      A mon sens, les stratégies d’enchères sont sensées avoir de la valeur dans le cas ou l’on ne peut pas avoir 100% de part d’impression (peu importe la raison). Alors à ce moment la, j’attends d’elle qu’elle choisisse dans les impressions qu’elle peut me donner, les meilleures, c’est à dire celles ou la probabilité de conversion est la plus importante.

      Mais imaginons que j’ai des mots clés non marque top performers et rentables. J’en fais des SKAG et pour ceux-ci, je voudrai un maximum de parts d’impressions. La c’est pareil, la stratégie d’enchères n’a pas vraiment de sens.

      Tu fais différemment toi ? (c’est toujours intéressant d’échanger sur ces questions ou en définitive, il n’y a pas une seule bonne réponse 🙂)

  3. Bonjour Bruno,

    Encore un article excellent et un super retour d’expérience. Merci.

    On partage tes retours avec nos clients. Nous avons vu aussi les performances de cet algo baisser (même si on a parfois de bonnes surprises encore et même sur des secteurs ultra concurrentiels). On repasse du coup à un pilotage au CPA cible qui performe souvent mieux.

    Autre point compliqué avec le smart bidding: la gestion des pics d’activité. Sur un événément (Pâques, fête des mères, saint valentin, …) où l’activité va démarrer d’un coup qq jours avant la date butoir, l’algo est dans les choux car il ne va pas savoir que du jour au lendemain, il faut envoyer car le taux de conversion va exploser. On réfléchit à des architectures différentes pour ce genre de cas ou à repasser en manuel pour être sûr de gérer les enchères comme on veut avec des modifs qui sont appliquées dans les minutes qui suivent.

    Quand à tes théories, je penche en effet fortement pour la 3e. Google est juge et parti avec ce type d’algos. L’emballement des CPCs est tout à fait plausible. C’est là où le CPA cible ou le ROAS calme le jeu.

    1. Salut Bastien,

      Merci de prendre 5 minutes ici 🙂

      La gestion des pics d’activité, c’est clair que c’est pas idéal actuellement.

      Mais il y a une beta qui arrive pour mieux appréhender ça. Je suis sous NDA donc je ne peux pas en dire plus. Mais j’ai hâte de tester ça et de voir si Google a enfin trouvé une parade pour ça 😉

  4. Merci Bruno pour cet article ! C’est un peu le fond de ma pensée d’après mes expériences en SEA, donc merci de mettre en lumière les problématiques du smart bidding. A l’époque sur une campagne à 2K/mois j’avais trouvé le meilleur rapport avec le cpc optimiser, quand à maximiser les conversions c’était une catastrophe ou moins pertinent (campagne en 2018) et cette année on a retesté avec Hams en janvier 2019 et re la catastrophe. Le fond de ma pensée est que si tous les annonceurs sont sur de IA, Alors c’est GG qui contrôle les ancheres.

    1. Hello !

      Merci pour ta contribution 🙂

      C’est clair ! Rien de plus frustrant que d’avoir un truc qui fonctionne bien, de tenter le smart bidding et que ca destroye toute la campagne. Ca m’est déjà arrivé aussi (grrrr). Mais j’ai appris. Maintenant quand j’ai un truc qui marche, je fais une experimentation pour tester. Si ca marche vraiment bien, je suis susceptible de faire une répartion 20/80 pour vraiment prendre le moins de risques possibles.

      Mais bon, c’est pas parfait. J’ai plusieurs fois remarqué des cas ou sur une période de 7 à 15 jours le smart bidding explose tout et ensuite les résultats diminuent pour redevenir ce qu’ils étaient avant (voir moins).

      En vrai on peut jamais savoir à l’avance. Et mitiger les risques ne marche pas toujours…

  5. Bonjour Bruno,
    Je suis du même avis sur les enchères automatiques : Google va se servir et consommer 100% du budget, sans pour autant maximiser les performances.
    Google Ads a beaucoup évolué, même au niveau du support… J’ai ainsi pu faire un appel avec une dame de chez eux qui n’a pas joué la langue de bois, et a confirmé une grosse évolution de l’algo et m’a conseillé d’arrêter tout ce qui est « smart bidding ».

    1. Bonjour Benoit !

      Merci pour ton feedback.

      Il y a des suspicions. Après, on ne peut rien affirmer. D’autant qu’on arrive encore à avoir de bons résultats avec Smartbidding. C’est pas négatif à 100% du temps. CPA cible en Search et ROAS en Display me donnent plutôt de bons résultats, à mon sens un peu plus de la moitié du temps.

      Je pense que c’est une fonctionnalité comme une autre, qui mérite d’être testée et monitorée étroitement. C’est l’essence même du métier après tout. Tester, tester, tester.

      Mais merci pour ton avis quoi qu’il en soit. Je comprends ta « colère » comme celle de très nombreux autres annonceurs. Google fait un forcing extrêmement fort pour qu’on adopte leurs stratégies d’enchères mais ils ne garantissent pas les résultats et dans quelques rares cas, ça peut même complètement plomber une campagne. Je comprends que ça puisse être rageant (j’ai déjà rager plusieurs fois 😅)

  6. Super article. Vraiment très intéressant de lire tes commentaires et partages sur tes tests et expériences. J’ai moi-même réalisé différents tests à propos des stratégies d’enchères auto vs le manuel. Et effectivement, beaucoup de ces tests n’ont pas donnés de résultats à la hauteurs de ce que je peux avoir avec du manuel …

    J’ai remarqué que des campagnes ciblées sur des noms de marques/produits propres au client sont plus performantes avec du Maximiser les conversions. En général j’ai de meilleurs résultats. Idem pour du CPA Cible. Mais dès que l’on entre en compétition sur mots-clés où il y a de la concurrence, l’automatisation est moins performante.

    En tout cas cet article me rassure sur ce que je pensais déjà !

    1. Salut Axel,

      Merci d’avoir pris le temps 🙂

      Intéressant que tu voies une performance accrue sur des campagnes brand. A priori ce n’est pas quelque chose que j’ai pu constaté. Dans le sens ou sur les campagnes brand, je veux la part d’impression maximum et aucune stratégie d’enchère ne fera aussi bien que nous en manuel. Du coup, à voir si au final dans ce cas la tu n’étais pas sur des campagnes brand qui n’avaient pas le maximum de parts d’impressions que finalement la stratégie d’enchères t’a permis d’obtenir ?

      Après oui, dès que c’est concurrentiel et hors marque, je suis d’accord, c’est la ou l’on peut voir le plus de dérive quand ca ne fonctionne pas.

  7. Bonjour, merci pour ton article.

    Pour ma parts je n’arrive pas à comprendre comment google peut juger lui même la qualité des conversions dans les ads search par exemple. Donc je mets maximiser les conversions et il est assez « intelligent » pour aller me faire des cliques qui convertissent ?

    Ou est-ce notre site qui converti et non google ?

    Avez-vous un avis sur cela ?

    merci

    1. Bonjour !

      En fait, les algorithmes de Google analysent l’historique des personnes qui ont effectué une conversion sur votre site. Objectif : dresser « un portrait robot ». Ensuite, pour chaque recherche, le profil de l’internaute est comparé au « portrait robot » et Google détermine la probabilité que cet internaute fasse une conversion sur votre site. Plus grande est la probabilité, plus cher Google enchérira. Le tout en tout réel. Ca c’est la théorie 🙂

  8. Bonjour Bruno,

    merci pour ce retour d’expérience.
    Une chose pénible est parfois l’irrégularité des smart bidding. Tu la mets en place, ça performe le 1er mois (ou un poil plus) et d’un coup ça s’écroule sans raison apparente. Du coup tu rechanges et tu repars de 0 (ou presque). Comment tu gères cela ? Toujours avoir un test en cours avec une stratégie manuel à 20% peut être une solution ?

    Par ailleurs sur le display est ce que tu as supprimé les micro conversions également ?

    Merci d’avance

    1. Bonjour Vincent,

      Merci d’avoir pris 5min pour participer ici!

      Je suis totalement d’accord. C’est extrêmement frustrant. A tel point que parfois on en vient à se dire qu’il y a un boost durant le premier mois et ensuite il disparait. Ma manière de gérer ça et bien c’est simple : je reviens en arrière, je repasse en manuel et je maudis les algos 😅.

      De plus en plus, j’évite les tests avec le smart bidding. Parce que la plupart du temps ce qu’il se passe après c’est quasiment toujours différent de ce qu’il se passe dans le test (alors à quoi bon tester…)

      Pour le Display aussi j’enlève les micro conversions oui. De mon expérience, les signaux doivent être les plus précis possibles avec ces « nouveaux » algos. D’expérience aussi, le smart bidding marche mieux en display qu’en search.

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