Retour d’expérience : 50’000€ pour notre 1ère formation (pourtant pas rentable)

Avril 2020. Le coronavirus bat son plein, la France (comme bien d’autres) est confinée. Plusieurs clients décident de stopper les campagnes que nous gérons pour eux.

Cela faisait des années que je nourrissais le rêve de créer une formation (il faut dire qu’on m’a souvent sollicité pour en créer une). Je sens alors que c’est le moment ou jamais. Le confinement rend les gens disponibles, ils ont soif d’apprendre. Et pour la première fois depuis plusieurs années, j’ai un peu de temps à disposition.

Aujourd’hui j’aimerais partager avec vous tout ce que Blaise et moi avons appris en créant laccélérateur.io, une formation de 40 heures pour les freelances en marketing digital (spécialisés en Google Ads).

Nos galères, nos succès, les rebondissements, les tests, notre stratégie. On vous dit tout.

Les résultats

Commençons déjà par satisfaire votre curiosité avec les résultats financiers.

Après une première semaine de promotion (les détails suivront plus loin), nous avons récolté une trentaine d’inscriptions totalisant 50’000 euros.

Nous l’avons considéré comme un succès, dans le sens où nous ne pensions pas faire autant d’entrée de jeu (succès n’est pas synonyme de rentabilité, nous y reviendrons plus tard également).

Pour avoir évalué de nombreuses autres formations disponibles sur le marché, il semble que ce soit un excellent résultat pour un premier lancement, effectué quasiment sans communication, sans témoignages, sans liste email.

Cette formation, nous l’avons pré-vendue (en toute transparence).

C’est-à-dire que seuls deux modules sur quatorze étaient déjà prêts au moment de où nous avons démarré les ventes (nous y reviendrons aussi).

En échangeant autour de nous (et même entre nous), Blaise et moi avons été surpris du niveau de confiance qui nous a été accordé.

L’analyse des retours que nous avons reçus des participants nous indique que c’est parce qu’ils savaient à qui ils achetaient que la confiance était gagnée d’avance.

Ce qui nous amène au…

1er enseignement

La confiance est le fuel de la vente.

Pas de confiance, pas de vente.

(relisez cette phrase une 2ème fois pour être sûr(e) de bien l’intégrer)

Nous avions pourtant plusieurs éléments qui jouaient “contre nous” d’un point de vue de la confiance:

Une formation pré-vendue. Cela peut être inquiétant (et je peux le comprendre).

Une objection fréquente à ce propos pourrait être : une fois qu’ils ont encaissé notre argent, qu’est-ce qui dit qu’ils vont s’investir à fond et vraiment délivrer un truc de fou?

Nous n’avions aucun témoignage de client (puisque c’était le premier lancement).

Beaucoup de personnes se décident uniquement après avoir pris connaissance des avis.

Nous n’avons pas de liste email et donc, nous n’avons pas une communauté avec laquelle nous échangeons régulièrement, une communauté à laquelle il est toujours plus facile de vendre puisque la relation a préalablement créé la confiance.

On peut dire que la balance était assez fortement chargée du mauvais côté.

Et pourtant…

De l’autre côté de la balance, nous avons pendant plus de 6 ans partagé du contenu à forte valeur ajoutée et sans jamais rien demander en retour.

Quelques exemples :

Ceux-ci ont permis de créer un capital confiance si fort qu’il a permis de compenser (et même de surpasser) des appréhensions et un doute légitime.

Ce qu’il faut en retenir :

Des contenus de très haute qualité donnés gratuitement, sans rien demander en échange, ont la capacité de créer un puissant capital de confiance et de sympathie.

Ceux-ci sont capables de compenser l’absence de marketing traditionnel (liste email, réseaux sociaux, etc.) pour un produit inédit et vendu à l’avance.

C’est dire la puissance du contenu lorsque c’est fait correctement.

(un point que nous voyons de manière très détaillée dans la formation soit dit en passant)

Piste de réflexion : la collecte d’emails par popups ça marche, mais les popups ça (me) soule tellement. (et vous ?)

On nous dit depuis toujours que la liste d’email fait tout, que c’est le sésame pour vendre (de la formation notamment).

Je pense que c’est vrai dans une certaine mesure.

Notamment si vous n’êtes encore « personne » dans votre industrie.

Mais force est de constater aussi qu’il existe d’autres moyens.

#MarketingDigital : Vendre pour 50k€ de formation #GoogleAds sans liste #email c'est possible, il suffit d'avoir un gros capital confiance avec son marché via @bruno_guyot Cliquez pour tweeter

La stratégie de lancement

Tout commence par une sérieuse étude de marché…

J’ai fait une trentaine de visioconférences avec des consultants freelance en marketing digital (notamment Google Ads), dont certaines de plusieurs heures. Merci à eux!…

J’ai voulu comprendre leurs soucis, leurs galères, ce qui leur manque.

Je voulais savoir ce que cela signifie pour eux « réussir en tant que freelance« .

Des heures d’échanges que j’ai ensuite retranscrites et catégorisées 😅.

Résultats :

  • Une compréhension profonde du marché,
  • Une identification complète des besoins
  • Plusieurs personas bien identifiés
Lancer sa #formationMarketing : commencez par quelques heures d'interview avec votre marché pour créer vos #personas et monter une #landingPage qui résonne via @bruno_guyot Cliquez pour tweeter

… pour aboutir à une page de vente qui résonne auprès de la cible

Grâce à ça, nous avons pu écrire une page de vente qui résonne extrêmement fort avec son marché.

Cela nous a été confirmé par quasiment tous les participants.

En lisant cette page, ils avaient l’impression “qu’elle avait été écrite pour eux et sincèrement”, “ils s’y reconnaissaient complètement”, “elle répondait à toutes leurs questions au moment où ils se les posaient”.

Laissez-moi vous faire une confidence…

Lorsque vous rédigez une page de vente (enfant légitime du copywriting 😁), c’est exactement le type de réaction que vous souhaitez faire naître chez votre marché.

Ils doivent s’identifier tellement fortement qu’ils ont l’impression que l’on est dans leur tête.

Et c’est la vérité: après avoir parlé avec des dizaines de consultants, on est capable de bien cerner leurs problèmes (et on se rend compte qu’ils ont quasiment tous les mêmes).

Alors le désir devient si ardent que l’achat est très fortement considéré.

(l’art de créer des pages de vente est d’ailleurs au programme de la formation).

D’ailleurs, un autre signe qui prouve que votre page est bonne: elle déclenche des réactions émotionnelles fortes.

Y compris des émotions négatives.

Et c’est là que sont apparus quelques “haters”.

Mon avis : c’est tout à fait normal.

La promesse est forte et ces personnes aimeraient vraiment y croire.

Mais une expérience passée, négative, les a rendus méfiants et en colère.

C’est un problème qui leur appartient de travailler et de résoudre.

Aussi ne prenez rien personnellement.

Bref.

Une bonne #pageDeVente doit susciter des réactions émotionnelles fortes. Plus vous aurez de haters, plus elle est bonne 😁. Ne prenez rien personnellement ! via @bruno_guyot Cliquez pour tweeter

Maintenant que la première partie de la page de vente est terminée, que l’on a appuyé correctement sur les frustrations et prouvé à notre marché à quel point on les comprend, il faut une offre qui tient la route.

Voyons donc comment nous avons créé cette offre.

Un teaser qui nous a donné du feedback préalable

Nous savions déjà ce que nous voulions enseigner (la méthode Blaise & Bruno).

Nous avions déjà déterminé la structuration :

  • notre méthode de travail complète sur Google Ads (incluant les outils de productivité que nous avons développé)
  • des bases solides en tracking (GTM) et en création de pages de vente / copywriting
  • comment créer une page de vente qui vend pour promouvoir votre activité et vos services de freelance en marketing digital en vous positionnant et vous différenciant
  • définir votre client idéal
  • comment créer du contenu qui fait sonner votre téléphone (sans y passer trop de temps)
  • comment on trouve des clients lorsqu’on est un indépendant
  • comment aborder le premier contact et déterminer si c’est un bon client pour vous
  • comment faire des offres à la performance (en minimisant les risques)
  • comment gérer efficacement la relation avec ses clients (et éviter les débordements)
  • comment fidéliser ses meilleurs clients
  • comment doubler son chiffre d’affaires avec son portefeuille de clients existant
  • des bonus, des templates, des études de cas de a à z avec plusieurs clients.

Nous avions déjà les formules :

  • une première formule en libre service sur Google Ads, le tracking, les pages de vente (modules 1 à 3)
  • une seconde formule qui comprend les 14 modules sans coaching
  • une dernière formule qui comprend les 14 modules + un coaching individuel de 6h sur 6 mois

Mais nous voulions des retours pour valider notre offre.

N’ayant pas de base email, nous avons publié un article teaser sur le blog pour demander du feedback à la communauté.

Nous l’avons sponsorisé sur Twitter afin d’obtenir suffisamment de visiteurs (avec un budget de 250€)

Deux objectifs :

  • obtenir des idées de thématiques à traiter que nous aurions pu avoir oublié
    voir quelles questions ce sommaire soulève
  • obtenir des objections (que nous traitons évidemment sur la page de vente)

Nous avons récolté une trentaine de commentaires qui nous ont aidés à ajuster notre offre et à finaliser la page de vente.

Lancer sa #formationMarketing : après avoir interviewer votre marché sur ses challenge, faites-lui critiquer / valider votre offre via @bruno_guyot Cliquez pour tweeter

Ne restait plus qu’à lancer !

Un petit comité de personnes “proches”

Pour ce premier lancement, nous avons fait plusieurs choix :

  • nous souhaitions lancer en comité restreint, 30 élèves au maximum, dont 10 seulement bénéficieraient d’un coaching individuel.
  • nous avons proposé un tarif de lancement à moitié prix (car la première volée allait « essuyer les plâtres »).

Aussi, ces choix ont plus ou moins guidé la manière dont nous avons fait la promotion.

Nous voulions investir un minimum en marketing et communication.

Et nous voulions majoritairement des personnes “proches”, c’est-à-dire des personnes que nous connaissions déjà de prêt ou de loin.

Nous avons fait le pari qu’avec proximité :

  • ces personnes seraient plus disposées à jouer le jeu de la co-création
  • que nous obtiendrions plus facilement des témoignages sincères (qui nous aideraient alors lors d’un second lancement plus important).

Aussi nous avons investi 750€ en publicité Twitter pour cibler (quasi exclusivement) des freelances Google Ads.

Ce qui nous a permis d’atteindre nos objectifs de vente :

  • 5 personnes ont souscrit à la formule n°1
  • 14 personnes ont souscrit à la formule n°2
  • 10 personnes ont souscrit à la formule n°3

Les autres enseignements de ce premier lancement

Les problèmes rencontrés

Lancer une formation, ce n’est pas vraiment un long fleuve tranquille et nous avons dû nous adapter à plusieurs imprévus.

Problème de paiement

Nous avions prévu 2 modes de paiement :

  • un paiement par carte bancaire avec des liens Revolut,
  • un paiement par virement bancaire

Comme nous l’imaginons, les participants ont eu une préférence pour le paiement par carte bancaire.

Ce que nous n’avions pas anticipé c’est que Revolut ne fonctionne que pour les personnes clientes Revolut.

A la dernière minute, alors que la comm était déjà lancée nous avons dû trouver un autre moyen de paiement par carte.

Nous avons finalement utilisé Samcart et Stripe.

Une solution plus onéreuse, mais au final un mal pour un bien.

En effet, Samcart permet de créer des landing page e-commerce avec moyen de paiement intégré.

Une lacune de notre outil fétiche Unbounce (pour créer des pages de vente), qui n’est pas conçu (nativement) pour effectuer des transactions en ligne.

Une expérience qui nous apporte désormais de nouveaux débouchés pour proposer aussi des pages d’atterrissage aux marchands en ligne (ce que nous ne proposions pas auparavant).

Problèmes technologiques

Dans le plan initial, nous avons fait le choix de la simplicité technologique.

Nous voulions créer une formation qui nous appartienne à 100% (plutôt qu’utiliser une plateforme de e-learning tierce telle que Udemy par exemple, où il faut reverser des commissions).

Et nous voulions que cela reste simple (comprendre que nous ne voulions pas développer un site web dédié de suite).

Notre choix s’est donc porté sur Google Classroom pour la structure.

Et Youtube pour héberger les vidéos (en mode privé).

Mais la aussi, nous avons eu plusieurs défis.

Dans sa version gratuite, Google Classroom n’accepte pas les adresses email professionnelles. Il n’accepte que des adresses de type Gmail.

Aussi nous avons du demander plusieurs emails aux participants.

Leur accès classroom leur a été donné sur une adresse personnelle alors que les vidéos Youtube leur ont été whitelistés sur leur adresse professionnelle.

Pas très pratique 😅…

Ensuite la gestion des vidéos privées sur Youtube, c’est une vraie usine à gaz.

Chaque participant doit être “whitelisté” pour chaque vidéo.

Mais il n’existe, à ma connaissance, aucun moyen de whitelister en masse.

C’est-à-dire qu’il faut prendre les vidéos une par une et ajouter les emails de chacun.

Ca m’a prit un temps fou !

(on parle de 157 vidéos au total pour la formation 😱)

Au final, ce que nous retenons ici c’est que la technologie employée, bien que gratuite, n’est pas la plus pratique.

C’est pourquoi le 3ème lancement se fera sur une plateforme propriétaire, où nous pourrons tout gérer par un seul accès.

Un autre point faible de ces technologies, c’est le manque de certaines fonctionnalités importantes et attendues dans une formation en ligne.

Il est notamment impossible de savoir quelles vidéos ont été vue ou non (il n’y a pas d’indicateur visuel pour cocher les vidéos vues).

Cela peut sembler être un détail, mais plusieurs participants nous ont dit que ce serait apprécié.

Lancer sa #formationMarketing : commencez par la technologie la plus simple possible même si imparfaite. Dans notre cas #GoogleClassroom et #Youtube via @bruno_guyot Cliquez pour tweeter

Problème de gestion de classe

Nous nous avons vite été confrontés à un problème avec les élèves.

En effet, tous n’apprennent pas au même rythme.

Mais surtout, tous n’avaient pas forcément pris la mesure de la formation; à quel point elle est complète et exigeante.

Plusieurs ont décrit notre formation comme un électrochoc 😄.

Quelque chose qui remet en question la manière dont ils envisageaient leur activité et qui demande donc un investissement plus conséquent que de simplement regarder passivement des vidéos.

D’autres avaient trop de travail avec leurs clients actuels et n’avaient donc pas suffisamment de temps à consacrer à la formation.

Nous avons donc fait une pause d’une semaine (passant la formation de 7 à 8 semaines) pour permettre aux retardataires de rattraper “leur retard”.

C’était d’autant plus important que pour les séances “live” (organisées chaque vendredi), tout le monde devait être plus ou moins à la même page car les discussions portaient sur portaient sur les modules que nous livrons en début de chaque semaine.

Au final, ce que nous retenons ici c’est qu’il est de notre responsabilité de mieux expliquer le niveau d’exigence et d’engagement nécessaire pour cette formation.

La réussite d’un élève dépend autant de la qualité de la formation que de son engagement.

A nous d’être plus clair sur le niveau d’engagement requis.

Nous avons amélioré ce point sur une nouvelle version de notre page de vente.

Un autre point d’adaptation prévu pour le second lancement : les lives sont remplacés par des questions / réponses en vidéo.

Les questions sont libres de porter sur n’importe quel module, supprimant ainsi le “goulot d’étranglement” lié aux sessions en “live”.

Problème de gestion des nos 2 activités

Blaise et moi sommes avant tout des freelances en marketing digital.

Nous avons un portefeuille de clients bien rempli et il nous occupe à plein temps.

Le confinement était une occasion rêvée de préparer cette formation, car certains clients avaient marqué une pause dans leurs activités et cela nous nous ainsi donné le temps nécessaire.

Cependant la première formation n’a pu être lancée qu’au début du mois de mai 2020 (nous aurions préférer la lancer un plus tôt) pour se terminer fin juin.

Le confinement s’est terminé fin mai et, comme tous nos élèves, nous avons dû gérer le redémarrage de l’activité de nos clients alors que la formation n’était pas terminée.

Ce qui signifie que nous devions préparer, filmer et monter chaque semaine les 2 modules de la semaine suivante + assurer la session live du vendredi + faire les coachings.

Une période un peu compliquée donc, avec en plus les enfants à la maison et une épouse en télétravail (pour Blaise).

Au final nous avons réussi à tout concilier, mais au prix fort : 8 semaines consécutives de travail à un rythme de 60 heures par semaine en moyenne.

Trouver le juste milieu entre confidentialité et tout montrer

Laccélérateur.io c’est avant tout une formation basée sur du réel, des années d’expérience, des cas concrets.

Contrairement à la plupart des formations qui restent très théoriques, nous avons fait le choix de montrer des cas réels de client.

Dans notre “accélérateur”, rien n’est fictif.

Nous devions assurer la confidentialité de nos clients ce qui a rajouté plus de 50 heures de travail pour anonymiser les cas pratiques lors du montage des vidéos.

Je n’aurai jamais pensé que ce soit si chronophage, un véritable travail de « scalpel numérique ».

Récolter des témoignages rapidement

Au final, nous avons obtenu une bonne dizaine de témoignages vidéo.

Ce qui nous a permit d’en faire un medley ultra vendeur pour le second lancement :

Mais là encore, c’était un véritable défi et pour plusieurs raisons :

à la fois nous les voulions rapidement pour pouvoir nous en servir comme matériel de promotion lors du second lancement.

mais en même temps, au-delà d’avoir des avis qui disent à quel point la formation est top, nous voulions aussi que les élèves puissent témoigner de l’impact business que celle-ci a eu sur leur activité.

or pour beaucoup de participants, ces résultats business arriveront dans les 6 mois qui suivent, une fois que les méthodes sont bien appliquées et intégrées.

sans compter que la formation se terminant fin juin, la période n’était pas propice, l’été n’étant généralement pas la période où l’on signe avec le plus de clients.

Finalement, nous avons obtenu les retours que nous souhaitions parmi nos élèves qui :

  • ont pu doubler leur chiffre d’affaires avec les clients existants
  • ont pu doubler leurs tarifs assez rapidement
  • ont pu obtenir plus de leads qu’ils n’en avaient jamais eu

Mais une bonne moitié ne sera prête pour apporter leur témoignage que d’ici octobre / novembre.

Nous devons faire avec.

Motiver l’interaction et la cohésion de groupe

Un dernier problème que nous avons eu à résoudre.

Comment créer une cohésion de groupe et une interaction optimale, à la fois entre les élèves et nous, mais aussi entre les élèves.

Au départ, notre plan était d’ouvrir un groupe privé sur Linkedin aux élèves de toutes les formules.

Et d’offrir un groupe Whatsapp uniquement aux membres premium (ceux avec coaching).

Mais nous avons constaté que le groupe Linkedin ne décollait pas vraiment.

Aussi, après 15 jours, nous avons décidé d’ouvrir un autre groupe Whatsapp pour les élèves de la formule 2.

Ce fut la bonne décision puisque le nombre d’interactions a décollé dès cet instant.

La formation en ligne est assurément un business qui a le vent en poupe, notamment avec les contraintes liées au présentiel avec la crise sanitaire que nous avons vécue.

Mais la plupart du temps, les formateurs voient ça comme une activité “passive” et je suis convaincu que c’est une erreur.

La formation en ligne a un handicap extrêmement fort par rapport à la formation en présentiel : le manque d’interactions directes.

C’était quelque chose que nous refusions absolument avec Blaise.

Bien sûr, fournir des vidéos et répondre à quelques questions par e-mail est beaucoup moins chronophage que de s’impliquer dans un groupe Whatsapp.

Répondre à toutes les questions et échanger chaque jour avec les élèves prend beaucoup de temps.

(raison pour laquelle aussi nous avons augmenté fortement le prix de la formation).

Mais c’est absolument nécessaire pour la qualité de la formation.

Au-delà de simplement répondre à des questions, il y a aussi l’aspect relationnel et motivation.

Nous devons non seulement être pédagogues, mais aussi des coaches.

Et pour cela, il n’y a pas de secret: il faut créer une proximité avec ses élèves.

Et tous sont unanimes!

Ils n’ont jamais suivi une formation avec autant de contacts et de disponibilité de la part des formateurs.

C’est le prix à payer pour qu’une formation soit vraiment efficace pour les élèves.

Il faut les motiver, les suivre, les challenger, les accompagner. Au jour le jour.

Une formation en ligne n'est pas un revenu passif. Vous devez enseigner, suivre, motiver, challenger, accompagner vos élèves. Sinon seulement 5% iront au bout et votre formation ne vaut pas grand chose via @bruno_guyot Cliquez pour tweeter

A mon sens, il existe 2 types de formation en ligne :

Celles où l’élève est livré à lui-même. Cela ne convient pas à tout le monde. Et seuls 5% des élèves arrivent au bout, appliquent et ont des résultats extraordinaires. Les autres sont perdus en route.

Celles où l’élève est suivi, motivé, coaché tout au long. Evidemment, c’est plus cher. Mais l’expérience montre qu’au moins les ¾ des élèves vont au bout et au moins un tiers ont des résultats extraordinaires.

Avec Blaise nous partons du principe que les gens prennent des formations pour avoir des résultats extraordinaires.

Les plus qui ont enchanté les élèves

Si j’ai appris quelque chose avec le temps, c’est que dépasser les attentes (même un tout petit peu) permet d’obtenir un niveau de satisfaction client bien plus élevé que la moyenne.

C’est un peu comme quand on aborde un dernier kilomètre: celui auquel on ne s’attendait pas, mais qui vient doubler la satisfaction.

L’effort n’est donc pas proportionnel.

Voici les plus que nous avons offerts (alors qu’ils n’étaient pas prévus mais ils font maintenant partie intégrante du second lancement).

Visioconférences de présentation des élèves

Il nous a paru naturel que pour que les élèves interagissent entre eux, ils devaient apprendre à se connaître.

Nous avons donc rapidement organisé des sessions hangout par groupe, pour que les élèves puissent se présenter mutuellement et aussi exprimer ce qu’ils pourraient rechercher ou proposer.

Cela a été fortement apprécié et plusieurs d’entre eux ont depuis développé des relations de partenariat.

Une analyse vidéo des pages de vente des élèves

Lors du module 4, nous apprenons aux élèves à se positionner, à se différencier et à réaliser leur page de vente.

Au fur et à mesure que les élèves intégraient et rénovaient leur propre page de vente, celles-ci ont été analysées par nos soins et ceux qui voulaient ont eu une analyse vidéo personnalisée de leur page (10 à 15 minutes).

Ils ont ainsi pu modifier et ajuster les quelques éléments qui n’allaient pas suite à leur premier jet.

Des cas d’étude complets de A à Z

Depuis l’instant où nous avons validé que nous allions démarrer notre formation, nous avons pris soin de consigner et documenter notre propre activité commerciale.

Parmi nos prospects de cette période, certains sont devenus des clients. Et certains même de très bons clients.

Nous avons tout documenté, des appels téléphoniques aux emails aux offres à la relation client.

Malgré l’anonymisation que nous avons effectuée, la valeur reste énorme et permet de suivre en détail, étape par étape, nos propres processus commerciaux.

D’après les élèves, c’est sans doute l’un des points les plus forts de la formation.

Notre plus grande surprise

On pensait n’avoir que des freelances Google Ads.

Après tout la formation a été désignée pour eux.

La page de vente ne parlait (apparemment) qu’à eux.

La publicité ne ciblait qu’eux.

Et pourtant, ils représentent seulement un tiers des élèves.

Au final, nous avons eu un bon tiers de consultants SEO (qui font aussi de la publicité Google Ads en complément).

Maintenant qu’ils ont vu comment on peut vivre très correctement en tant que freelance Google Ads, plusieurs d’entre eux envisagent de faire désormais plus de Google Ads que de SEO.

On au eu aussi un bon tiers de consultants marketing digital au sens large, des profils de type « couteau suisse » qui faisaient à côté d’autres choses un peu de Google Ads.

Pour eux même conclusion, plusieurs d’entre eux envisagent de faire plus d’Adwords que le reste.

Comme quoi l’adage se vérifie toujours.

Au départ, on a tous un plan A et c’est finalement le plan B qui fonctionne 😅.

Rentabilité de cette formation et perspectives

Un premier lancement clairement pas rentable

On pourrait se dire que 50’000€ de chiffre d’affaires est en effet une belle somme.

Et que forcément, la formation est rentable.

La vérité c’est qu’elle ne l’est pas 🤔.

Du moins pas encore.

A ce jour, Blaise et moi avons passé 728 heures sur cette formation depuis le début de l’année.

Cela tient compte de tout, de la recherche de marché à la création de la page de vente, des campagnes, du temps à tourner, à animer, etc…

Si l’on divise 50k€ par 728h de travail on arrive à un taux horaire de… 68€.

C’est clairement très inférieur à ce que nous parvenons à gagner habituellement avec notre activité principale.

On peut donc dire que ce premier lancement n’est pas rentable.

Perspectives et rentabilité future

Maintenant, regardons les choses autrement.

Nous avons gagné 50’000€ pour créer un nouveau produit.

Un produit « scalable » que nous pourrons vendre plusieurs fois, à partir d’une solide base existante.

La rentabilité va logiquement monter au fil des différents lancements que nous ferons.

D’après nos estimations, nous devrions (enfin) être rentables avec cette formation dès son 3ème lancement.

C’est donc un investissement pour le futur que nous avons fait là.

Un investissement incroyablement conséquent (728 heures de travail réparties sur 7 mois, soit 104 heures par mois à nous deux).

Evidemment, cette formation devra être mise à jour lorsque nous le jugerons nécessaire, selon les retours des participants qui sont fréquents (et qui donnent d’ailleurs souvent lieu à l’enregistrement de nouvelles vidéos).

Même si lors des futurs lancements nous n’aurons plus à ré-enregistrer l’intégralité des cours, nous resterons pas moins très disponibles pour nos élèves, tant pour les séances de coaching que sur le groupe Whatsapp.

Ce n’est donc pas un investissement totalement passif.

Lancer sa #formationMarketing : si vous voulez créer la meilleure formation dans votre domaine, n'espérez pas être rentable avant le 3ème lancement via @bruno_guyot Cliquez pour tweeter

Est-ce que la rentabilité est le seul indicateur de succès ?

Non, évidemment.

Sinon nous ne l’aurions clairement pas fait.

Transmettre des connaissances, c’est quelque chose que j’ai toujours aimé faire.

Qui plus est, lorsque vous avez vraiment changé la vie de vos élèves, vous vous sentez fier et accompli.

Deux sentiments que tout l’argent du monde ne peut acheter.

C’est avant tout une aventure humaine.

Une aventure menée avec Blaise, dans laquelle nous avons mené un projet d’envergure à son terme, malgré les contraintes.

Une aventure avec les élèves (qui continue, les groupes Whatsapp restent ouverts).

Au final, c’est que du positif!

Prochains lancements

Le second lancement est prévu pour le 7 septembre 2020 (il reste encore quelques places).

Celui-ci intégrera tout ce qu’il y a eu de meilleur avec la première volée d’élèves :

  • 12 modules pour plus de 40 heures de cours en ligne
  • Un groupe whatsapp pour les membres (également pour ceux qui ne souscrivent pas au coaching individuel)
  • Un retour sur la page de vente du freelance (en vidéo, pour ceux qui en font la demande)
  • Un enrichissement continu de la formation lorsque des points manquants ont été identifiés et méritent d’être ajoutés
  • Une séance de présentation des participants

Ce lancement profite des apprentissages de la première “fournée”, avec notamment le remplacement de la session “live” hebdomadaire par nos réponses aux questions préenregistrées durant la semaine (le retour sera plus qualitatif avec une préparation).

Cela évitera aussi un “goulot d’étranglement” et des problèmes liés à ma connexion internet pas très performante dans ma région.

A l’occasion de ce second lancement, nous continuerons d’utiliser Google Classroom et Youtube.

En vue du troisième lancement (potentiellement en mai 2021), nous mettrons sur pied un site web dédié.

Nous retournerons aussi certaines vidéos en studio, pour un côté plus professionnel (plutôt qu’à la webcam et parfois mal rasé 😄).

Les prix de cette formation vont progressivement monter, mais la richesse du contenu suivra également, car tout nouveau lancement amène de nouveaux retours des participants, provoquant des améliorations que nous intégrons sans délai et des ajouts de nouvelles matières qui nous semblent opportunes.

D’autres formations ?

Oui, d’autres formations sont envisagées.

Nous prévoyons de lancer une formation avancée sur Google Analytics + Google Tag Manager d’ici la fin d’année.

Elles nous est très demandée.

Aussi par les élèves actuels qui souhaiteraient aller plus loin :

  • Comment connecter une plateforme CRM avec Google Adwords, via GTM pour les principaux CRM (Salesforce, Zoho, etc.)
  • Comment créer un plan de taggage
  • Comment implémenter le suivi e-commerce étendu pour Google Analytics (y compris sur des sites de vente “custom”)
  • Comment remonter toutes les infos nécessaire au remarketing dynamique des principales plateformes
  • etc… (si vous voyez d’autres choses, laissez-nous un commentaire)

Mais aussi en commentaire des mes différents articles et vidéos.

C’est aussi un bon moyen d’augmenter la rentabilité de notre activité formation.

Comme dans tout business, créer une base de client est ce qui coûte le plus cher.

Mais lorsque l’on arrive à créer de nouveaux produits pour ces mêmes clients et à leur vendre sans avoir de dépenses marketing alors le business devient de plus en plus gros et rentable.

#Business : créer une base de client pour un 1er produit est ce qui coûte le plus cher. Ensuite créez d'autres produits pour vos clients existants via @bruno_guyot Cliquez pour tweeter

Enfin, il est possible qu’une formation page de vente / copywriting soit créée en 2021.

Mais il est encore trop tôt pour avoir des certitudes.

Conclusion

J’espère que vous aurez apprécié le récit de cette aventure, notre souci de transparence et le partage de nos apprentissages.

Si vous avez le projet de lancer votre formation, vous n’en douterez pas: ce sera difficile et vous ne ferez pas tout juste la première fois.

Mais lancez-vous et acceptez que ce ne soit pas parfait!

Nourrissez-vous des retours de vos élèves pour améliorer et enrichir votre plan de formation et vos modules.

Ne vous mettez pas une montagne devant les yeux avec de la technologie en ligne de mire, focalisez-vous sur l’essentiel, sur l’apport de valeur en tout premier lieu.

Mettez-vous à chaque instant à la place de vos élèves pour juger la pertinence de votre enseignement.

Vous aurez tout le temps d’améliorer la forme dans un second temps si votre formation est remarquable sur le fond.

Mon conseil serait également de miser sur l’interactivité.

Oui ça prend énormément de temps. Mais c’est la clé de la réussite de vos élèves.

Alors vendez plus cher, mais ne lésinez pas sur l’interactivité et les échanges (même s’ils sont à distance).

Maintenant, pour ceux et celles d’entre vous qui souhaiteraient souscrire à la formation Laccélérateur.io, sachez qu’il reste encore quelques places (elle est volontairement limitée pour favoriser la qualité de l’interactivité).

Cette formation peut changer votre vie et vous permettre de vivre très correctement de votre activité.

Et même plus, faire repasser votre travail au plan secondaire de votre vie.

Quelque chose qui ramène pas mal d’argent pour chaque heure travaillée, vous donnant le luxe d’avoir du temps à côté.

Avec Blaise, on vous attend de l’autre côté.

Auteur : Bruno Guyot

Expert en marketing digital & Générateur de business par des campagnes data-driven. J'aide les agences et les entreprises à accroitre leur business par la mise en place de mécanismes de tracking évolués. La récolte des données va nourrir une stratégie digitale et des campagnes à haute performance. Parmi les leviers technologiques utilisés : Analytics, Tag Management, Adwords, Facebook, LinkedIn, Twitter.

2 réflexions sur « Retour d’expérience : 50’000€ pour notre 1ère formation (pourtant pas rentable) »

  1. Comme d’habitude : BRAVO. Bruno, je vous lis avec attention depuis pas mal de temps. J’adore vos présentations et vos articles. Je vous rejoins sur plusieurs points, notamment sur la transparence vis à vis de vos lecteurs. C’est important. Vivement le prochain article !

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